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Soyez davantage d’adhérents pour constituer la force CGT indispensable de nos jours |
Les réformes Balladur de 1993 et Fillon de 2003 ont déjà considérablement dégradé les niveaux des pensions perçues par les salariés partis en retraite.
Le gouvernement est resté sourd au lendemain des manifestations unitaires du 22 mai. Pas question d’ouvrir la moindre négociation sur le sujet : « les choix de 1993, 2003 et 2007 sont confirmés ». Cela conduirait à aggraver encore les situations des retraités dans les prochaines années puisque est programmée une baisse relative des pensions d’un tiers !
L’allongement à 41 ans du nombre d’années de travail pour obtenir une retraite à taux plein est inacceptable : avec une entrée plus tardive sur le marché du travail, des carrières précaires et des licenciements avant 60 ans, les réformes visent à empêcher les salariés de bénéficier des retraites à taux plein et à diminuer le pouvoir d’achat des retraités.
Pour répondre
véritablement au « vieillissement » de la population, garantissant le pouvoir d’achat des retraités, il faut obtenir de nouveaux financements, mettant notamment à contribution les
profits financiers qui ne cessent de croître.
Le gouvernement a annoncé l’intention d’ajouter une deuxième partie au projet de loi reprenant la position commune, négociée entre les syndicats et le patronat, reconnaissant que la représentativité des syndicats doit reposer sur le vote des salariés dans les entreprises. Cette deuxième partie n’a rien à voir avec ce besoin de démocratie sociale.
Le projet vise à supprimer ou modifier près de 70 articles du Code du travail concernant l’ organisation du temps de travail dans les entreprises !
Il aurait pour conséquence d’allonger la durée effective de travail de millions de salariés, de réduire le paiement des heures supplémentaires et d’accroître encore la flexibilité des horaires!
Travailler toujours plus, plus longtemps pour ne rien gagner sinon une santé et une qualité de vie de plus en plus précarisées, ça suffit !
LES GRANDES LIGNES DU PROJET DE DéRéGLEMENTATION DU TEMPS DE TRAVAIL
ü Tous les salariés pourraient se voir appliquer le régime des forfaits en heures, permettant à leur employeur d’intégrer des heures supplémentaires à leur temps de travail sans avoir à respecter les taux de majoration ni les repos compensateurs. L’accord d’entreprise encadrant ce dispositif n’aurait plus l’obligation de fixer des limites aux durées journalières et hebdomadaires ;
ü les forfaits en jours des cadres et des salariés itinérants ne seraient plus soumis au maximum de 218 jours par an ; en l’absence d’accord d’entreprise ou de branche, ils pourraient être imposés par convention individuelle modifiant le contrat de travail ;
ü Toutes les dispositions protectrices concernant le temps de travail annualisé
ü où réparti sur des cycles de plusieurs semaines seraient supprimées (définition des périodes hautes et basses ; programme annuel…). Il suffirait à l’employeur de respecter un délai de prévenance – déterminé par simple négociation d’entreprise – pour changer les horaires des salariés ;
ü les repos compensateurs pour les heures supplémentaires effectuées dans le cadre du contingent conventionnel sont supprimés.
LES QUATRE PRIORITES DE LA CGT POUR
L’AVENIR DES RETRAITES PAR REPARTITION
Assurer une réelle possibilité de départ à la retraite à 60 ans, ce qui implique de s’opposer à l’allongement de la durée de cotisation ;
Obtenir la possibilité de départs anticipés à la retraite pour tous les travaux pénibles ;
Garantir un niveau de retraites au moins égal à 75 % du salaire et égal au Smic pour les petites pensions ;
Indexer les retraites sur l’évolution moyenne des salaires afin d’éviter la paupérisation des retraités.
Une véritable politique de plein emploi et la réforme du mode de la cotisation des entreprises pourront permettre de financer durablement le système des retraites du secteur privé et du secteur public.
MERCI AU PEUPLE IRLANDAIS !
Le « non » irlandais est une bien mauvaise nouvelle pour Sarkozy, qui voit s’effondrer l’opération dont il s’était vanté d’être le maître d’œuvre : faire ratifier par voie parlementaire la copie de la Constitution européenne rejetée par les Français et les Néerlandais lors des référendums de 2005. En réalité, Sarkozy, qui venait d’être élu Président de la République, n’était que l’interprète de la machination concoctée par les dirigeants européens pour effacer ces votes non conformes aux attentes du grand capital et des multinationales. « Traité constitutionnel » fut remplacé par celui de « Mini traité » puis, pour faire plus sérieux, de « Traité simplifié ». Pour le reste, rien ou presque n’avait changé… Une véritable supercherie ! Les dirigeants européens avaient conclu entre eux un pacte contre la démocratie. Le prétendu nouveau traité, paraphé à Lisbonne (d’où le nom de Traité de Lisbonne), ne ferait l’objet d’aucun référendum, toute exception risquant de provoquer l’effondrement de cette construction. Ainsi donc, non seulement les Français et Hollandais furent empêchés de revoter par référendum mais les autres pays, dans lesquels la ratification du traité aurait dû être tranchée par le suffrage universel, renoncèrent. Il fallait à tout prix que les peuples fussent écartés de la décision. Seul le gouvernement irlandais ne pouvait éviter le recours au référendum, puisque la Constitution de la République d’Irlande lui en faisait l’obligation. Le déni de démocratie, dont Sarkozy s’est rendu coupable, lui revient aujourd’hui en pleine gueule comme un boomerang. Trois millions d’Irlandais ne sauraient s’opposer à toute l’Europe ? L’argument ne pèsera pas lourd, car la vérité est que le seul référendum organisé se solde par un « non ». Tout se passe comme si les Irlandais se sont exprimés aussi au nom des autres peuples privés du droit de vote. Si le résultat constitue un camouflet pour Sarkozy, il est également un désaveu à la direction du PS qui, en prônant l’abstention au Congrès de Versailles le 4 février 2008, a facilité la tâche du gouvernement, alors qu’il était possible à la gauche unie de contraindre Sarkozy à consulter le peuple français par voie référendaire…
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